Financer via la FPH un projet à 3 ans pour l'Assemblée Virtuelle?

Salut tout le monde !

Ces dernières semaines, une idée a émergé que j’aimerais vous soumettre !

En discutant avec certains d’entre vous @niko.plp @lecoqlibre @balessan @simon.louvet.zen @srosset @nicolas.chauvat @daemu notamment, j’ai re-conscientisé que notre petit écosystème était riche de solutions logicielles (made in france) susceptibles de s’interconnecter et de couvrir ensemble la pile des technos nécessaires à une refonte excitante du web :smiley:

Si on combinait :

On aurait potentiellement une stack open source, à peu près souveraine et modulaire pour faire du web P2P / social / sécurisé / décentralisé et incroyablement sexy.

Certains d’entre vous m’ont dit que je rêvais, et que c’était beau de rêver, que ca semblait ambitieux mais que ma foi ca ne semblait pas non plus impossible : A condition de mobiliser les ressources nécessaires pour d’abord monter un beau projet multi-acteurs, pour ensuite aller lever des fonds, et enfin, financer le développement du grand projet !

Mais commençons par le début : Si l’AV est riche de plein d’acteurs et de plein de projets, elle est en roue libre depuis quelques temps => elle ne dispose pas de ressources qui lui permettraient de faire un véritable travail d’animation communautaire, d’interconnexion entre les acteurs et leurs projets, de R&D collaborative et de recherche de financements.

Il nous faut je crois un financement sur 2 à 3 ans pour financer un travail d’animation communautaire et de recherche de financements qui nous permettrait d’exprimer tout le potentiel de cette asso, et de changer de braquet.

La fondation pour le progrès de l’homme est intéressante à cet égard puisque c’est l’une des rares fondations en France à s’intéresser à nos sujets et à financer non pas du projet mais du fonctionnement, sur du long-terme, via des conventions trienales. Elle finance déja Transiscope et est intéressé par Grezi (ping @adrien.solacroup).
La question que je me pose est donc : ne pourrait-on pas envisager de lui soumettre une candidature en tant qu’AV ? Sur le projet évoqué ci-dessus combiné à des cas d’usage liés à la transition. Et si oui, comment procéder, et par quels points d’entrée passer ?

On pourrait par ailleurs envisager d’aller chercher d’autres financements, vous avez des idées ?

Bonne journée !

Salut @guillaume.rouyer !

Je suis en dialogue avec eux sur un grezi pour des données de financements d’organisations par l’écosystème des fondations européennes.

Afin de mobiliser les autres fondations par étapes, on part pour le moment sur une MVP afin de tester les fonctionnalités. Mais la version rêvée de cet outil serait un équivalent de transiscope. J’ai déjà commencé à parler de SemApps et du bus sémantique.

Et donc ce serait à propos de les engager dans cette opportunité de financement dès maintenant.

J’ai une réunion avec eux vendredi prochain.

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Je suis toujours pour ce genre d’initiatives. semapps a par exemple cruellement besoin de changer sa base de donnée semantique pour oxygraph ou nextgraph. Ca devient même urgent pour certains de nos (Data Players) usages.

je suis par contre septique sur la mise en place, car même si tous ces projets avancent dans le même domaine, nous avons fait des choix techniques clivants.

Semapps à choisi de ne pas utiliser SolidOidc car c’est un protocole que nous trouvons trop lourd et immature.
Statin’Blox à choisi de se passer de triplestore (au profit d’un bdd relationnelle) et nous n’avons jamais réussi a brancher les briques d’interface sur semapps
Logilab a expérimenté Bloom que cubicWeb qui n’est pas le standrad SPARQL

Documenter et faire évoluer nos solutions logicielles pour pouvoir les rendre compatibles n’est pas impossibles, mais cela nécessite des heures de facilitation (coût de la facilitation, coût des heures des participants) pour trouver des compromis et dépasser les égos et des dizaines d’heures de développement et d’ingénierie (coût des développements, coût de la gestion de projet, coût de la documentation) pour y parvenir.

Sans faire de devis chiffré, je pense que cela tourne entre 75KE et 150KE. Je pense qu’essayer sans cet apport financier massif est peine perdue. Si qqn est capable de monter un dossier et de lever des subventions (et se payer sur cette subvention) ça serait énorme. Si le cadre est financé, je ferai partie de l’aventure.

le D2C est mort, vive le D2C :wink:

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Mes deux centimes de la part d’un visiteur occasionnel du forum:

Ca me semble une bonne stratégie a plus long terme - de pouvoir se concentrer sur des potentiels partenaires de financement comme la fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès humain, permettant une stabilité a plus long terme si un tel partenariat peut se consolider. Le point 10 de la mission de FPH pourrait correspondre a celui d’assemblee virtuelle, et probablement qu’il serait utile de le combiner avec les chemins de la transition dans une demarche conjointe, pour englober leurs points 1 à 5. Expliquant comment un partenariat entre l’AV, les membres et projets de l’AV, et les Chemins de la Transition, soutient une integration entre chacun de ces points.

Aussi, il me semble utile d’avoir une perspective sur les multiples lignes du temps.

Peut-être une évidence pour certains qui sont constamment au sein des dynamiques liées a l’AV:

mon impression actuelle est qu’Assemblee Virtuelle est devenu une sorte de contenant pour éventuellement permettre l’integration d’une multiplicité de projets et de reseaux sociaux qui ont chacun leur propre ligne du temps. Une sorte d’école?

Chaque ligne du temps, chaque reseau, chaque projet, ayant sa propre memoire, son propre suivi. Avec certains ayant un suivi sur plusieurs projets et ayant plus de facilite à proposer et créer des ponts.

Je suis conscient qu’il ne m’est plus ( ou du moins très peu ) possible de suivre sur base des constructions contextuelles quand bien même elles sont partagées via des forums, de la memoire d’échanges, d’apprentissages qui ont déjà eu lieu. Les liens entre personnes se consolidant, et ce même si il y a des sessions d’apprentissage, des retraites proposées. Il devient de plus en plus difficile de rentrer dans une culture de travail déjà établie. Il en va de même pour la conception spatiale.

Il me semblerait utile de permettre de recommencer à zéro chaque année, ou tous les deux ans, ou justement une approche triennale en phase avec des financements tels que celui de FPH, quitte a reproduire certaines erreurs, de sorte à développer une organisation apprenante qui recommence sur de nouvelles bases. Une organisation sur la transition, en transition. Avec une nouvelle génération toutes les trois années, qui peut-être pourrait devenir une spin off, avec comme objectif de rendre chaque generation indépendante, puis recommençant dans un nouveau contexte, un autre lieu?

Chaque génération ayant éventuellement des archetypes similaires qui émergent, mais de generations différentes.

Actuellement, le risque serait-il que l’organisation se cristallise autour de quelques personnes très actives et engagées au fil du temps? Ce qui est probablement une nécessité pour devenir efficace, mais en même temps limitant sa capacité?

Pourrait-il être utile de développer une approche similaire à des incubateurs, ou a des écoles. Par « generation »? Par année suivant laquelle il y aurait eu un collectif, une vision, un engagement autour de missions, des reseaux d’apprentissage et d’interaction, plus spécifiques? Peut-être même défini par un changement de lieu ou convergeraient ces personnes? Ainsi qu’un changement de langue ou de combinaison de langues? C’est à dire le développement d’une mémoire sociale et spatio-temporelle, de la formation contextualisée d’une sous culture organisationnelle?

Bon, voilà pour mes deux centimes.

Details supplémentaires qui me semblent utiles - je suis revenu sur ce thread vieux de huit mois parce que je voulais suggérer une idée allant également dans le sens de partenariats avec cette fondation. Seulement initialement les initiales FPH ne me disaient pas grand chose. Donc pour d’autres qui lisent ceci,

FPH étant un language d’initie pour parler d’une fondation Suisse basée a Lausanne disposant d’un budget annuel de 10 million de francs suisses / euros, et définissant sa raison d’être comme suit:

" La Fondation soutient, par ses dons, des mouvements et des organisations de la société civile dans leurs actions de plaidoyer en faveur d’une transition sociale et écologique.
Par son action, la FPH veut veiller à ce que cette transition s’effectue de manière pacifique et conduise à des modes de fonctionnement de nos sociétés plus participatifs, équitables et durables. "

https://www.fph.ch/article1_fr.html

les critères de financement étant définis selon les priorités suivantes:

https://www.fph.ch/article9_fr.html

" La FPH apporte un appui structurel et dans la durée à des organisations de la société civile porteuses d’alternatives et d’un plaidoyer sur les thèmes des dix programmes qui ont été retenus pour la période budgétaire allant de 2021 à 2023 :